Ce soir, je suis invité par la fédération du PS du Maine-et-Loire pour une réunion publique en compagnie de Serge Portelli, vice-président du TGI de Paris.
Il s’agit évidemment de traiter de la sécurité et de la liberté. C’est l’occasion pour moi de dire que je ne comprends pas le slogan répété à satiété selon lequel « la sécurité serait la première des libertés« . Faites le texte, allez sur un moteur de recherche et tapez cette phrase. Elle se trouve sous la plume de tous : Nicolas Sarkozy bien sûr, Michèle Alliot-Marie logiquement mais aussi Gerard Colomb ou Pierre Moscovici.
Personnellement, J’avoue plus me reconnaître dans la phrase de Pierre Mauroy en mars 1981 qui affirmait « la première sécurité, c’est la liberté ». Pourquoi placer la sécurité avant la liberté ? La première des libertés, pardon de cette tautologie mais c’est la liberté elle-même ! Si je suis de gauche, c’est d’abord parce que je veux vivre dans un pays libre ! Dans l’histoire, on connaît des pays sûrs dans lesquels il ne faisait pas bon vivre.
Et s’il faut conjuguer la sécurité avec notre devise républicaine, alors affirmons que « la sécurité est la garantie de l’égalité ». Voilà le combat historique de la gauche !
on a aussi connu la suède de 1975 où il ne venait pas à l’idée de fermer sa porte à clef… pas mal. Il ne s’agit pas d’angélisme, mais préciser ses utopies permet au moins de vérifier que les directions prises ne vont pas dans le sens inverse !